Attention toutefois : certaines enseignes, particulièrement sur
Internet, proposent depuis jours déjà des articles vendus à prix barrés.
Avant la date officielle, et si la mention "soldes" n'est pas indiquée,
alors il ne s'agit en aucun cas de soldes, qui sont très encadrés par
la législation française. Les produits soldés répondent à des règles
très contraignantes : les articles doivent avoir été proposés à la vente
et payés depuis au moins 1 mois avant le début des soldes. Il est
totalement interdit aux commerçants de commander un approvisionnement
quelques jours avant la date de début des soldes, sans que les produits
aient été proposés à la vente auparavant. Durant la période des soldes,
les enseignes sont autorisées à vendre "à perte", dans le but de vider
leurs stocks. Prudence donc aux promotions "choc" mises en avant alors
qu'il ne s'agit pas de soldes. Méfiez-vous et comparez si besoin en
ligne si les prix affichés ne procèdent pas d'une astuce...
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Arnaques fréquentes |
Autre conseil pour cette période des soldes d'été : pensez à bien
vérifier si les réductions affichées sur les étiquettes correspondent au
prix qui en résulte. Il arrive en effet qu'un rabais sur un article ne
soit pas très rigoureux et, par exemple, qu'une chemise à 80 euros
soldée à 30% soit vendue 59 euros, alors que le vrai prix soldé devrait
être 56 euros. Il faut par ailleurs garder à l'esprit que les articles
soldés bénéficient "des mêmes garanties en matière de défauts de
fabrication non apparents, de défauts de conformité ou de service
après-vente" que des articles non soldés, selon la législation. Ce qui
signifie que des obligations existent bien pour les commerçants
malgré les mentions "ni repris, ni échangé" que l'on voit souvent sur
les produits soldés.
Arnaque n°1 : augmenter le prix de référence
Parmi les arnaques les plus courantes repérées, celle du
prix de référence fait partie des plus récurrentes. Le principe est
simple : afficher un prix non soldé beaucoup plus important que le tarif
originel du produit, le tout accompagné d’une réduction importante. Par
exemple, un canapé peut-être présenté comme coûtant 700 euros, vendu à
350 euros pendant les soldes... Alors que son prix original était déjà
de 350 euros !
L’astuce pour ne pas se faire avoir :
Difficile de repérer cette arnaque sur des prix déjà bas, mais
lorsqu’il s’agit de pièces chères (vêtements de créateurs,
électroménager, ameublement, high-tech...), mieux vaut repérer le prix
en amont, quelques semaines avant les soldes (en boutique mais aussi sur
internet) pour déjouer l’arnaque.
Parfois, les réductions affichées ne sont pas
égales à celles qui terminent sur l’étiquette d’un vêtement. Prenons
l’exemple d’une veste
à 189 euros, soldée à - 25 % : son prix devrait logiquement être de
141,75 euros, mais sur l’étiquette, certains commerçants n’hésitent pas à
arrondir à 145, voire à 150 euros, ce qui n’est pas tout à fait la même
chose...
L’astuce pour ne pas se faire avoir :
Pas besoin d’être bonne en maths pour éviter l’arnaque : si le prix nous
semble bizarre, on vérifie grâce à l’une des multiples applications
pour smartphone qui calculent pour nous les réductions (iSolde). Et on
n’hésite pas à le signaler au responsable de la boutique si le résultat
n’est pas le même : non mais !
Arnaque n°3 : les réductions trompe-l’œil en vitrine ou sur Internet
D’habitude, quand vous faites votre shopping chez X ou Y, vous avez
plusieurs jours pour ramener un article. Mais brusquement, pendant les soldes,
des panneaux "ni repris, ni échangé" ont fleuri ? Pourtant, les
articles achetés en promotion doivent bénéficier des mêmes garanties que
les autres articles. Ainsi, le vendeur est tenu d’échanger ou de
rembourser l’objet vendu en cas de mal façon. Même chose sur internet :
une disposition autorise sept jours de rétractation sur tout article
acheté en ligne, même ceux soldés.
L’astuce pour éviter de se faire avoir :
Connaître ses droits. En cas de doute, Internet fourmille de forums et
de sites - à commencer par celui de l’UFC que choisir - qui pourront
vous expliquer en détail ce à quoi vous pouvez prétendre... Ou non ! Et
si jamais le produit que vous achetez n’a pas d’étiquette, demandez au
vendeur de le préciser sur le ticket de caisse : on ne sait jamais !
Arnaque n°5 : Les étiquettes non conformes
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